Le combat du Long-Sault - Dollard des Ormeaux

« Retour | Archives

Carrousel
Volume 7 Numéro 3
Combat de Dollard-des-Ormeaux au Long-Sault pour sauver la colonie.
par Thurstan Topham
Combat de Dollard-des-Ormeaux au Long-Sault pour sauver la colonie.
par Thurstan Topham

La bataille du Long-Sault

Patrick Couture

Là, les hommes tentent de fortifier du mieux qu'ils peuvent les vestiges d'un petit fortin algonquin délabré. Mais avant qu'ils aient le temps d'achever leur besogne, les Iroquois arrivent ! Il ne s'agit pas d'une petite bande de chasseurs, mais d'au moins 300 hommes, fortement armés, sur le sentier de la guerre ! La rumeur était donc bien vraie, les Iroquois se préparaient à attaquer massivement la Nouvelle-France. La première vague d'attaques est maîtrisée par les Français et leurs alliés, mais ce n'est que partie remise, les guerriers reviennent à la charge, mais seulement pour être repoussés une deuxième fois ! Toujours aucune perte du côté des Français et de leurs alliés ! Le manège se répète une troisième fois. Si ces premières victoires rendent les Français optimistes, cet état de fait est sur le point de changer. Les Iroquois sont bientôt rejoints par six cents nouveaux guerriers venus à la rescousse depuis les îles du Richelieu. Pris de panique, plusieurs Hurons désertent le fort et tentent de s'enfuir, révélant à l'ennemi le petit nombre de défenseurs présents sur place. Les fuyards sont immédiatement massacrés. Les Iroquois redoublent d'ardeur. Après plusieurs jours de carnage où les denrées se font de plus en plus rares et où toute fuite est impossible, Dollard effectue une manoeuvre désespérée. Il allume un baril de poudre et tente de le lancer aux Iroquois à l'extérieur du fortin. Comble de malheur, le baril s'accroche à une branche et retombe dans le fort. L'explosion tue plusieurs Français, et les Iroquois ont tôt fait d'investir le fort. Un seul Huron survit au massacre et racontera par la suite les événements tragiques du Long-Sault. Lorsque les Iroquois pénètrent finalement dans le fort, il ne reste que cinq Français et quatre Hurons en vie. L'un des prisonniers français, trop blessé pour être transporté, est torturé à mort sur place. Les Agniers, les Onneiouts et les Onontagués se partagent les quatre autres prisonniers français. On les emmène dans les villages iroquois, on les torture et l'on finit très probablement par les dévorer, comme le veut la coutume guerrière des nations amérindiennes.


Source : © Tous droits réservés, Patrick Couture / Adaptation Fondation ConceptArt multimédia