Hier l'Acadie

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Volume 13 Numéro 2

Renaissance acadienne, 1880-1939

Contrairement à ce qu'on a d'abord cru, les Acadiens ne se contentent plus de survivre en marge des grands mouvements des années 1800 tels que la Confédération ou la construction du chemin de fer « Intercolonial ». À leur manière, ils participent à titre de main-d'oeuvre à « l'âge d'or des provinces maritimes ». Ils sont pêcheurs, constructeurs de bateaux et marins, en plus de s'intégrer peu à peu dans le commerce au détail et les occupations artisanales. Et puis, comme le dit Thomas Albert : « Quand en 1880 la Société St-Jean-Baptiste organise à Québec un congrès général, c'est avec émotion et enthousiasme qu'une centaine de délégués acadiens, depuis la Baie des Chaleurs à la Baie Ste-Marie, répondent à la première convocation à leur être adressée depuis celle de Winslow en 1755". Depuis, des conventions nationales se tiennent à intervalles plus ou moins réguliers, dans plusieurs communautés acadiennes des Maritimes. Au début des années 1880, les chefs de file acadiens se sentent suffisamment forts pour élaborer un programme d'ensemble. Cette élite, en bonne partie sortie du Collège Saint-Joseph, exerce déjà une influence marquante : un journal, le Moniteur Acadien, diffuse ses idées ; enfin, une classe moyenne commence à se constituer. C'est à l'occasion des conventions nationales que s'orchestrent diverses stratégies visant à acadianiser certains secteurs de la société acadienne, surtout l'Église et l'éducation. De grands combats sont enclenchés visant la nomination d'un premier évêque acadien, mais aussi de sénateurs acadiens à Ottawa. Également, dans l'espoir de contrer l'émigration vers les centres industriels des États-Unis et d'amener les pêcheurs acadiens à développer une certaine autonomie à l'égard des compagnies de pêche anglo-normandes, l'élite et le clergé lancent la première vague de colonisation. L'élite et le clergé ne sont alors guère préoccupés par la pêche et l'industrie forestière. Comme au Québec, ils se tournent vers l'agriculture en tant que point d'ancrage économique de la société acadienne.
Cliquez pour plus de détailsLes Conventions nationales, 1881 à 1905
Pour combler une absence de pouvoir politique tout au long du 19e siècle, c'est par l'entremise de ces grandes réunions à caractère nationaliste que les Acadiens se sont donnés des symboles identitaires et que l'Acadie s'est orientée.
Cliquez pour plus de détailsPréoccupation sociale et économique, 1914 à 1939
L'élite et le clergé, toujours préoccupés par le sort social et économique des Acadiens, s'associent encore une fois dans deux grands projets que sont la deuxième vague de colonisation et l'implantation du régime coopératif.


Editeur : Fondation ConceptArt multimédia