« Retour | Archives | La une | 
Volume 5 Numéro 6
Source : @ Francoscénie
Source : @ Francoscénie
Sur la piste d'Étienne Brûlé - Aventures au Pays d'en haut (Ontario)

Savais-tu que...

- Le meilleur moyen pour voyager à l'intérieur du pays était le canot d'écorce de bouleau fabriqué par les Algonquins ? Le canot d'écorce algonquin offre plusieurs avantages : il est léger, facile à manoeuvrer et peut être facilement réparé. - L'autoroute de l'époque était la « route des rivières » ? Les forêts étaient tellement denses et les routes n'existaient pas. Voyager sur l'eau était la seule option ! Étienne est le premier Blanc qui a emprunté la « route des rivières » pour se rendre jusqu'en Huronie, près de la baie Georgienne et du lac Huron. En voyageant avec des Algonquins pour se rendre au pays des Hurons dès 1610 ou 1611, Étienne a dû tout d'abord tirer son canot avec une corde pour passer le Sault-St-Louis (les rapides de Lachine près de Montréal) et ensuite pagayer 16 heures par jour pour traverser le lac des Deux-Montagnes, remonter la Kitchissippi ou la Grande rivière des Algonquins (rivière des Outaouais), remonter la rivière Mattawa, traverser le lac des Nippissings, remonter ce qu'on va nommer la rivière des Français et longer la côte de la mer Douce (baie Georgienne) jusqu'au Wendaké, le pays des Hurons-Wendats. - Les femmes algonquines voyageaient autant que les hommes ? La plupart des Anishinabés (peuples algonquins) voyageaient en clan, c'est-à-dire en famille. Puisqu'ils sont nomades, une famille complète, grand-mère et bébé inclus, pouvait accompagner un groupe de Français pour le guider sur la route des rivières. Le film Robe Noire démontre bien ce fait. - Pour sauver du temps en expédition, on dormait tout simplement sous les canots ? - Les canots d'écorce sont faciles à réparer ? Contrairement aux barques ou aux chaloupes des Français, les canots d'écorce des Algonquins pouvaient être réparés partout en route avec de l'écorce de bouleau et de la résine de pin ou d'épinette. - Les arbres voilà 400 années étaient tellement gros qu'on pouvait fabriquer un canot de cinq mètres avec un seul morceau d'écorce de bouleau ? - Les voyageurs faisaient au moins 40 portages de canot sur la « route des rivières » entre Montréal et le pays des Hurons ? Les voyageurs se nourrissaient surtout d'haricots et de maïs séchés qu'ils faisaient bouillir. - Les voyageurs étendaient de la graisse d'ours sur leur corps et partout sur leur tête pour se protéger des nuages de moustiques ? - Pour retrouver sa route et faire des cartes géographiques, Samuel de Champlain se servait d'un cadran nommé « astrolabe » ? - Lors d'un portage en 1615, Champlain a perdu son astrolabe qui a été retrouvé à Cobden en 1867 en plein pendant l'époque de la Confédération du Canada ? On peut admirer cet astrolabe au Musée canadien des civilisations à Gatineau.


« Retour