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Volume 18
Aventures et vécu de femmes
Aventures et vécu de femmes
Aventures et vécu de femmes

La contribution des femmes

La contribution de diverses femmes francophones fait partie intégrante de l'histoire de notre pays. Il est important de prendre conscience de l'héritage que nous ont transmis nos aïeules qui ont fait avancer la cause de l'égalité et renforcer notre sentiment de fierté envers nos communautés. L'histoire de la contribution des femmes est à la fois émouvante et intéressante. Il est donc essentiel que cette portion de notre histoire ne tombe pas dans l'oubli, que certains événements soient rappelés à la mémoire collective, qu'il en reste des traces, des témoignages. Reconnaissons les aventurières telle Émilie Tremblay; les démocrates comme Thérèse Casgrain qui à contribuer à l'obtention du droit de vote des femmes au Québec; la résistance des maîtresses d'école à l'interdiction du français et de la religion; la contribution des femmes durant les grandes guerres, la défense des droits des minorités francophones et l'aide aux plus démunies avec l'oeuvre de femmes tel Almanda Walker-Marchand; l'enseignement du français dans les écoles à Toronto avec Berthe Castonguay; le développement et l'enrichissement de la culture grâce à nos mères à l'Île-du-Prince-Édouard; et enfin les femmes de tête et de convictions qui sortent de l'ordinaire avec Louise Arbour.
Cliquez pour plus de détailsLes aventures d'Émilie Tremblay au Yukon (1872-1949)
Émilie Tremblay a joué un rôle important dans le développement de la ville de Dawson où elle et son mari habitaient. Elle a été aventurière, pionnière, femme d'affaires, mère adoptive et bonne Samaritaine. Émilie est arrivée au Yukon en 1894 en provenance de Cohoes, dans l'État de New York, après un long périple de 8 000 km. Elle a été la première Blanche à franchir le col Chilkoot, après avoir parcouru la piste dangereuse du même nom. Elle a été propriétaire d'un magasin de nouveautés et de vêtements pour femmes à Dawson. Elle s'est aussi engagée bénévolement dans la vie sociale de cette ville. Elle a été présidente de nombreux organismes pour l'avancement des femmes et de la population du Yukon. Elle a d'ailleurs reçu la médaille commémorative du couronnement du roi Georges VI pour son travail.
Cliquez pour plus de détailsLes Québécoises à l'isoloir : la lutte pour le droit de vote (1913-1940)
La lutte pour le vote des femmes au Québec débute en 1913 avec la fondation de la Montreal Suffrage Association. Le mouvement est marqué par la participation de bourgeoises urbaines qui revendiquent également des réformes sociales. En 1922, le Comité Provincial pour le Suffrage Féminin voit le jour. Il regroupe des femmes telles qu'Idola Saint-Jean et Thérèse Casgrain. De 1927 à 1940, les suffragettes montréalaises rendent chaque année visite au Premier ministre du Québec pour revendiquer le droit de vote. Le texte présente clairement les arguments du clergé et de l'élite traditionnelle qui s'opposent au suffrage féminin, et les réponses des suffragettes. Après l'élection du Parti libéral, l'Assemblée législative adopte, en 1940, un projet de loi qui accorde enfin aux Québécoises le droit de vote.
Cliquez pour plus de détailsLa vie quotidienne des Franco-Manitobaines au début du XXe siècle (1916-1947)
Ce texte est basé sur les témoignages de 19 « mères de famille »  et de 19 « maîtresses d'école »  francophones du Manitoba qui ont vécu le début de leur vie adulte entre 1916 et 1947. Durant cette période, il était interdit d'enseigner le français et la religion catholique. L'auteure dresse d'abord un portrait de la vie quotidienne des mères et soutient que celles-ci ont assuré la survie de la communauté franco-manitobaine. Elle décrit leurs rôles d'épouses et de mères. L'auteure explore ensuite le monde des maîtresses d'école et leur résistance à l'interdiction de l'enseignement du français et de la religion. Les deux derniers thèmes traités sont les loisirs et la contribution des femmes à la survie de la communauté.
Cliquez pour plus de détailsAlmanda Walker-Marchand, une féministe franco-ontarienne de la première heure (1868-1949)
Almanda Walker-Marchand est la fondatrice de la Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF)2. Elle en a été la présidente pendant 32 ans, soit de 1914 à 1946. Au début de la Première Guerre mondiale, Almanda regroupe des Canadiennes françaises pour organiser des secours de guerre. Leur action se diversifie rapidement et la FFCF s'engage pour revendiquer l'émancipation des femmes, défendre les droits des minorités francophones et offrir de l'aide aux personnes démunies. Une vingtaine de sections sont fondées dans le pays. Passionnée par la politique, Almanda Walker-Marchand s'engage dans le Parti libéral du Canada. Ses tentatives pour se faire nommer au Sénat échouent. L'auteure présente les faits saillants de la vie d'Almanda Walker-Marchand et de l'action de la FFCF.
Cliquez pour plus de détailsBerthe Castonguay (1900-1979) et l'enseignement du français à Toronto
Berthe Castonguay a consacré 25 années de travail à l'éducation en français. Ceci fera d'ailleurs dire à Robert Gauthier qu'elle fut « la fondatrice de l'école française de Toronto »  (Le Droit, 9 avril 1979).
Cliquez pour plus de détailsL'énergie sûre et tranquille des femmes francophones de l'Île-du-Prince-Édouard
Durant les dernières décennies, les femmes francophones de l'Île-du-Prince-Édouard ont joué un rôle essentiel dans le développement et l'enrichissement de la culture acadienne. Sans négliger leurs responsabilités de mères auxquelles l'histoire, les traditions et l'Église les avaient soumises, les Acadiennes ont mis leurs multiples talents au service de toute la communauté francophone. Elles ont manifesté un esprit d'entreprise tel qu'on les retrouve désormais dans tous les domaines sociaux, culturels et économiques. De fait, la créativité, la détermination et l'énergie de cette double minorité - par sa langue et son statut social - se sont communiquées à l'ensemble de la population francophone. Fidèles à leur langue et à leur culture françaises, ces femmes sont devenues des citoyennes qui participent activement à l'essor de leur région et d'une société où l'individualité peut s'affirmer.
Cliquez pour plus de détailsLouise Arbour : une juge pas comme les autres (1947- )
En conclusion, nous présentons très brièvement la vie d'une femme hors de l'ordinaire, « la juge la plus connue de la planète »  : Louise Arbour. Contrairement à la plupart des femmes et des groupes de femmes présentés dans notre ouvrage, Louise Arbour est une personnalité contemporaine. Elle vit toujours et sa carrière est loin d'être terminée. Louise Arbour s'est engagée dans la poursuite de la justice au Canada et ailleurs. C'est une femme qui a un gout certain de l'aventure. Nous aimerions vous la faire connaître un peu mieux.