Le 18 mars 2006 Volume 1 Numéro 1
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Savignon est le premier Huron à traverser l'océan Atlantique pour aller rencontrer le roi de France.
Source : © L'écho d'un peuple Inc.
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Savignon - Premier Huron en France
Lors de son légendaire retour d'Iroquoisie, en juin 1610, Samuel de Champlain rencontre, près de la rivière Richelieu, un groupe d'Amérindiens hurons et algonquins qui sont sous la direction des chefs Iroquet et Outchetaguin. À la demande des deux chefs, Champlain accepte d'emmener avec lui en France un jeune Huron du nom de Savignon. En échange, Champlain confie un jeune Français (possiblement Étienne Brûlé) aux Algonquins afin que ceux-ci lui apprennent leur langue, leurs coutumes et la géographie de leur pays. Savignon, de la même façon, apprendra le français et sera en mesure de décrire la France à ses compatriotes. Champlain espère ainsi former des interprètes qui seront utiles dans les relations entre la France et les peuples de la vallée du Saint-Laurent.
Savignon est le premier Huron à traverser l'océan Atlantique pour aller rencontrer le roi de France. Invité par Champlain, il a été bien impressionné par les « orignaux sans panache » qui tiraient le carrosse doré du roi. Après un court séjour en France, Savignon revient au pays avec Champlain, en 1611. Il est envoyé en direction des rapides (de Lachine), à la rencontre des Hurons et des Algonquins qui y sont attendus. Sur le chemin du retour, aux alentours de l'Île-aux-Hérons, il échappe de justesse à la mort lorsque son canot se retrouve prisonnier d'un tourbillon. Deux de ses compagnons, un jeune Français du nom de Louis et Outetoucos, chef montagnais, perdent la vie lors de l'accident. C'est de là que vient le nom des rapides du Sault-Saint-Louis. Peu après, les Hurons arrivent en compagnie des chefs Outchetaguin et Iroquet ainsi que Tregouaroti, frère de Savignon. Ils sont accueillis avec tous les honneurs, sous l'écho des salves de mousquets, d'arquebuses et de canons. Savignon fait un récit très positif de son séjour en France et Champlain est tout aussi satisfait de ce que lui rapporte le jeune Français, revenu avec Iroquet. Savignon fait alors ses regrettables adieux à Champlain, avec qui il s'était lié d'amitié, et reprend le chemin de son pays. Pour Champlain, il s'agit plutôt d'un grand soulagement puisqu'il n'a dès lors plus la responsabilité du bien-être du jeune homme. En effet, s'il lui était arrivé malheur, les conséquences diplomatiques auraient été graves.
© Tous droits réservés, Patrick Couture
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