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Volume 4 Numéro 3
Guerriers iroquois rôdant près d'établissements français
Guerriers iroquois rôdant près d'établissements français
Les débuts de la Nouvelle-France - Un Québec qui se souvient

Attaques des Iroquois !

Patrick Couture

Les Iroquois, étrangement absents pendant les premiers temps, découvrirent l'existence de l'établissement plus tard et firent leur apparition à l'été 1643. À partir de ce moment, ils harcelèrent les Montréalistes sans relâche, capturant, torturant et tuant bon nombre d'entre eux dans des embuscades. Une vie difficile et périlleuse commença pour les habitants, qui allait durer un quart de siècle. Chaque matin, ils se préparaient à une mort possible en recevant l'eucharistie. Les Montréalistes formaient alors une petite communauté très chrétienne et fraternelle. Les bâtiments de Ville-Marie consistaient en un fort pour la défense, un hôpital pour les malades (sous la direction de Jeanne Mance), une grande maison capable de loger 70 habitants qui vivaient ainsi en communauté et une chapelle nommée Notre-Dame. Le 30 mars 1644, les chiens de garde entraînés à détecter l'approche des Iroquois, se mirent à hurler en direction des bois. Les Français, qui en avaient assez de se cacher, demandèrent à Maisonneuve l'autorisation de prendre l'initiative d'une attaque. Celui-ci prit donc la tête d'un petit groupe de 30 hommes qui tenta une offensive. Mais les hommes se retrouvèrent entourés par environ 200 Iroquois et une bataille bien inégale s'engagea. Les Français se battirent courageusement, mais lorsque la poudre vint à leur manquer, ils prirent la fuite vers le fort, laissant Maisonneuve derrière eux. Ce dernier fut attaqué par un des chefs iroquois et un violent corps à corps commença entre les deux hommes. L'Iroquois tenta d'égorger Maisonneuve, mais celui-ci ouvrit le feu sur l'Indien à bout portant et l'agresseur tomba, raide mort. Les guerriers iroquois cessèrent l'attaque, prirent leur chef sur leurs épaules et battirent en retraite. Maisonneuve rentra au fort en héros. À l'automne 1645, ayant appris la mort de son père, Maisonneuve rentra en France, laissant la charge de Ville-Marie à Louis d'Ailleboust. D'autres affaires le retinrent en France plus longtemps que prévu. Pendant ce temps, Montmagny fut rappelé en France et l'on offrit le poste de gouverneur de la colonie à Maisonneuve. Celui-ci refusa et suggéra plutôt son ami d'Ailleboust. À son retour de France, en été 1647, il annonça à d'Ailleboust qu'il devait se rendre à Paris pour être nommé gouverneur de la Nouvelle-France. Maisonneuve retourna donc à sa besogne, assignant des terres aux nouveaux colons, sans jamais en garder un seul hectare pour lui.


Source : © Tous droits réservés, Patrick Couture / Adaptation Fondation ConceptArt multimédia


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