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Volume 16
Louis-Mailloux (fictif)
Source : © Village historique acadien
Louis-Mailloux (fictif)
Source : © Village historique acadien
L'affaire Louis-Mailloux - Héro malgré lui

La révolte acadienne (15 janvier 1875)

Clarence LeBreton

Pourquoi écrire sur Louis Mailloux, lorsqu'on a déjà composé des chansons sur lui, nommé un théâtre et des édifices en son honneur ? Pourquoi déterrer les morts et risquer d'éveiller des animosités éteintes depuis longtemps ? Tout n'a-t-il pas été dit sur ce triste événement du 27 janvier 1875, au cours duquel, dans la maison d'André Albert, deux hommes perdirent la vie ? Écrire sur Louis Mailloux comporte certains risques. L'histoire orale et la tradition populaire ont fait de ce personnage un héros, nous qui en avions tant besoin jadis. C'est ainsi que notre jeune homme de 17 ans est devenu la victime d'une cause juste et noble, où le protestant anglophone représente l'oppresseur et le catholique francophone, l'opprimé. Cependant, l'histoire de Louis Mailloux n'est pas aussi simple. Comme notre nationalisme en a fait un héros, il importe que le contexte de son histoire soit décrit en détail afin de comprendre les motivations de chacune des personnes impliquées dans cette affaire. Il ne s'agit pas d'enlever du mérite à Louis Mailloux et à ses compagnons dans leur lutte pour conserver leur religion dans les écoles, mais de jeter plus de lumière sur cette affaire qui prit des proportions nationales, alors que la tradition s'est toujours concentrée sur l'aspect local du triste événement.

Cliquez pour plus de détailsProjet de loi pour sur la réforme du système scolaire au Nouveau-Brunswick (1871)
Introduit le 12 avril 1871, le projet de loi 87 jette la consternation chez les députés catholiques, tant Acadiens qu'Irlandais. La réforme proposée est exhaustive : plus de 60 articles ; les pires appréhensions de la population catholique de la province se confirment.
Cliquez pour plus de détailsPremière tentative de contestation de la loi scolaire de 1871 auprès d'Ottawa
C'est à Ottawa, plus précisément à la Chambre des communes, que vont se poursuivre les démarches des leaders catholiques pour faire abolir cette loi et réparer l'injustice dont ils se disent victimes.
Cliquez pour plus de détailsAmendement à la loi renforçant le paiement des taxes scolaire (1873)
Avant le printemps de 1873, il était toujours possible de payer ses taxes de comté sans faire de même pour la taxe scolaire. Le gouvernement de George Edwin King passe alors un amendement qui inclut dorénavant la taxe scolaire à celle du comté. Dès lors, il est impossible pour ceux qui résistent à la nouvelle loi scolaire de paralyser son application en ne payant pas leurs taxes.
Cliquez pour plus de détailsCaraquet, le plus long village au monde (1811)
Il faut presque y être né ou y avoir vécu longtemps pour comprendre la mentalité et les moeurs de cette bourgade qui, au cours du XIXe siècle, s'est forgé, sans trop le savoir, une réputation d'un haut lieu de la résistance francophone dans une province à majorité anglophone.
Cliquez pour plus de détailsL'émeute à Caraquet (18 janvier 1875)
On se rendre chez Blackhall, voisin de l'école, pour lui demander les clefs afin de tenir une réunion entre catholiques. Mais ce dernier refuse. Le ton monte, des fenêtres volent en éclats, le poêle est renversé.
Cliquez pour plus de détailsPremières arrestations (26 janvier 1975)
La panique règne dans Caraquet lorsqu'une véritable petite armée se rend un peu partout dans le village pour passer les menottes aux poignets des émeutiers.
Hargne de la presse anglo-protestante (Hiver 1875)
Dès le lendemain de la mort tragique de Gifford, la presse anglo-protestante sonne la charge contre les émeutiers.
Cliquez pour plus de détailsLe grand jury se prononce sur deux chefs d'acusation (Septembre 1875)
Le grand jury établie qu'il y a suffissament de preuve contre les accusés pour leur faire subir deux procès : l'un pour émeute, ou attroupement séditieux, du 15 janvier et l'autre pour le meurtre de John Gifford, le 27 de ce même mois de janvier 1875.
Appel des jugements devant la Cour suprême du Nouveau-Brunswick (Hiver 1876)
Après ces nombreuses semaines d'audiences et compte tenu des fréquentes objections de l'avocat Thompson, le juge Allen comprend que seule une cour supérieure peut lui venir en aide.
Témoignage de Bernard Albert lors du procès pour meurtre de John Gifford (Novembre 1875)
Témoignage de Bernard Albert relatant les événements du 27 janvier, lors du procès pour le meutre de John Gifford.